(Shanghai, ses S de Senna, sa grande ligne droite et son freinage très appuyé... et son atmosphère brumeuse typique)
Bien que la 1ère course de la saison a été plus passionnante et animée qu'on l'imaginait (merci la pluie), elle ne permet pas d'établir encore une hiérarchie précise des forces en présence. On retiendra surtout que les MCLAREN n'ont pas déçu et, sans le jardiinage d'Oscar PIASTRI dans le secteur 3 de Melbourne, elles auraient probablement signé le doublé en Australie tant la monoplace semble avoir un avantage.
(Norris devant Verstappen, un scénario également écrit pour la Chine ?)
Derrière elles, RED-BULL... enfin Max VERSTAPPEN, ont limité la casse, démontrant qu'ils étaient les meilleurs du peloton de chasse. Bien sûr la pluie a peut-être biaisé ce constat mais on remarquera que même sur sec, lors de la qualif, Max était le 1er poursuivant. Avec sa 2ème place, le quadruple champion du monde démontre à Lando NORRIS qu'il sera son plus sérieux rival pour le titre. En Chine, on espère qu'on verra également un Liam LAWSON sous un meilleur jour, le néo-zélandais ayant vécu un 1er GP décevant que n'aurait pas renié un certain Sergio PÉREZ.
(Antonelli inscrit déjà son nom au tableau des record de la F1, bien joué petit)
La bonne surprise de Melbourne a peut-être été MERCEDES avec un George RUSSELL pas si loin de VERSTAPPEN en qualif et qui n'a, semble t-il d'après ses dires, pris aucun risque inutile en course sous la pluie car il savait que Max et les MCLAREN étaient injouables dans ces conditions. Il glane donc sans faire de bruit un 1er podium devant son étonnant coéquipier Andrea Kimi ANTONELLI, qui lui a pris beaucoup de risques pour remonter sa mauvaise qualif jusqu'au 4ème rang. Le jeune italien a été sans conteste LE meilleur rookie de cette 1ère manche, à confirmer ce weekend à Shanghai.
(90% de la SF-25 a changé cet hiver... pour 10% des points ramassés par la SF-24 l'an dernier à Melbourne, GG Ferrari)
Il est temps d'ouvrir la page FERRARI, celle que l'on est toujours impatient de lire quand on découvre une nouvelle histoire... mais qui est souvent un copié-collé des tomes précédents qui nous ont déçu. Clairement, les rouges n'ont pas brillé en Australie, que ce soit la voiture, les pilotes ou la stratégie. Alors peut-être que les 3 sont liés intimement, mais de la part d'un team qui peut potentiellement jouer le titre, c'est très décevant.
(Leclerc dans son exercice favori de l'interview auto-flagellation, une constante depuis des années)
Après une qualif très moyenne, on a compris à demi-mots de la part de Charles LECLERC que FERRARI avait relevé sa suspension (pour la pluie à priori), alors que les chronos du vendredi laissaient espérer mieux. La course a été un long calvaire à cause de la RACING BULLS de Yuki TSUNODA et la WILLIAMS d'Alexander ALBON contre qui les FERRARI se sont battus. La voiture manquait de stabilité, d'où une erreur de Charles en tête à queue. Elle voulait même "se jeter dans le mur à chaque virage" comme le dit Lewis HAMILTON
(James Vowles n'imaginait pas que Sainz rapportait des points à l'écurie... en tant qu'ingénieur de piste, bien joué !)
Si la course de Carlos SAINZ s'est stoppée très prématurément à Melbourne dès le début avec un mauvais coup de raquette de sa monoplace dans le mur (apparemment, souci électronique), l'écurie a trouvé un énorme réconfort avec la belle 5ème place de Alexander ALBON. Mine de rien, c'est déjà beaucoup de points pour WILLIAMS en une seule course et dans une lutte du "midfield" qui sera très serrée cette année. On notera que SAINZ a participé à sa manière à la course en aidant l'équipe et son coéquippier depuis le garage. À défaut de montrer sa valeur en piste, il a apporté son expérience en coulisses... et a re-gonflé ALBON à bloc par la même occasion, tout bénef pour WILLIAMS ?
(Alonso a apporté quelques modifs aéro à l'Aston-Martin... et ça a payé, avec la 6ème place de Stroll)
Dans le lot des "heureux" à Melbourne, les équipes ASTON-MARTIN et SAUBER y figurent sans conteste. Loin du compte en perfs pures, les 2 écuries placent une de leurs monoplaces dans les gros points en profitant des nombreux événéments de course. On saluera évidemment (pour une fois) Lance STROLL et le vétéran Nico HULKENBERG pour ce joli résultat lors d'une course où leurs coéquipiers, très expérimenté pour l'un et pas du tout pour l'autre, se sont plantés... preuve que les conditions étaient piégeuses. On imagine mal ces 2 équipes refaire le même coup en Chine, mais sait-on jamais ?
(En une fois, Hulk a fait mieux que Bottas et Zhou en 24 courses l'an dernier)
Les gros points marqués par WILLIAMS, ASTON-MARTIN et SAUBER ne sont pas une bonne nouvelle pour ALPINE, annoncée comme favorite dans le midfield. Pourtant, elle aussi a failli marquer des points grâce à Pierre GASLY qui n'a pas démérité. Malheureusement, un pit un peu trop tardif puis des soucis de freins ont gâché sa fin de course. Il n'a rien pu faire face aux FERRARI et à la MCLAREN de PIASTRI pour rester dans le top 10, frustrant. On imagine aussi la déception pour Jack DOOHAN à domicile qui a tapé le mur d'entrée de jeu.
(Gasly et Alpine ont perdu pied en fin de course à Melbourne, sortant des points, dommage...)
En parlant de taper le mur d'entrée de jeu, comment ne pas évoquer ce moment très compliqué pour Isack HADJAR qui met sa RACING BULLS dans le décor dès le tour de formation. Lui qui sortait d'une qualif intéressante (11ème) n'imaginait pas que sa course se terminerait avant même de commencer. La seule bonne nouvelle c'est que la voiture marche bien, la preuve avec Yuki TSUNODA qui a fait un excellent weekend... mais pas du tout récompensé, la faute à une stratégie foirée (décidément les écuries italiennes
(Émotion terrible pour Hadjar, "spectacle gènant" pour Marko et réconfort du papa de Hamilton, drôle de débuts pour Isack)
Au rang des déçus, HAAS est sûrement l'équipe qui ressort de Melbourne la plus mal lotie. Entre un Oliver BEARMAN qui a payé son gros crash en FP1 durant tout le weekend et un Esteban OCON qui n'a pas trouvé les clés pour débloquer le potentiel de la monoplace, l'écurie américaine termine avec un zéro pointé et de grosses inquiétudes pour la suite. Elle qui l'an dernier avait réussi ses 1ères évolutions en cours de saison sans se mettre la pression, cette fois elle devra non seulement les réussir mais avec une pression maximale sur les épaules, car clairement on est loin du compte sur cette entame en Australie. Peuvent-ils corriger le tir dès Shanghai en moins d'une semaine ? On a un gros doute...
(Avec cette victoire, Norris gagne son 2ème GP consécutif et met fin à 1069 jours de domination de Versappen au championnat)
Horaires moins "matinaux" en Chine, sauf pour la Sprint :






