Grand-Prix d'Abu Dhabi 2025 : Champion mon frère !
Posté : mer. 3 déc. 2025 10:42
Pour cet ultime weekend de la saison, nous allons nous replonger dans l'histoire de la F1.
Est-ce que vous saviez que 3 pilotes à la lutte pour le titre à la toute dernière course de la saison, c'était déjà arrivé plusieurs fois ? Et ce n'est pas toujours le pilote en tête du classement qui a été sacré.

(En vrai, 2010 c'est même 4 pilotes en lice, car mathématiquement Lewis avait une infime chance)
L'exemple le plus récent est bien sûr la saison 2010 à Abu Dhabi avec Fernando ALONSO en tête du classement pour FERRARI, devant Mark WEBBER chez RED BULL et son coéquipier Sebastian VETTEL. Tout était réuni pour le sacre de l'espagnol en rouge... sauf qu'il a buté sur la RENAULT de Vitaly PETROV toute la course (pas encore de DRS à l'époque) et a vu ses rêves de 3ème sacre s'envoler au profit d'un jeune allemand qui a lui même déjoué les pronostics au sein de sa propre équipe face à WEBBER. Victorieux de la course, Seb remporte là son 1er titre en F1. Un scénario de bonne augure pour Max VERSTAPPEN ? Peut-être, sauf que lui n'est plus un jeunot non titré.

(2007, ou comment McLaren s'est sabordé - déjà - à l'époque pour le titre)
La saison 2007 est marquée par une lutte FERRARI vs MCLAREN sur et en dehors de la piste, de même qu'en interne à Woking entre les 2 pilotes. En abordant la dernière course au Brésil en 3ème position, comme VETTEL en 2010, et ce derrière les 2 pilotes MCLAREN qui étaient Fernando ALONSO et Lewis HAMILTON, Kimi RAIKKONEN lui aussi a été décrocher la victoire à Interlagos et le titre mondial à la toute fin de la saison. C'est d'ailleurs le dernier en date pour FERRARI et on risque d'attendre encore longtemps pour un nouveau...

(Les 4 meilleurs pilotes de 1986, même si Senna n'était plus en lice pour le titre à la toute fin)
Adélaïde 1986 en Australie est sûrement le final le plus fou d'une lutte à 3. À moins de 20 tours de l'arrivée, Alain PROST allait perdre son titre, sauf que Nigel MANSELL (leader et favori du championnat) crève et, suite à ça, WILLIAMS rappelle son coéquipier Nelson PIQUET (alors virtuellement champion) aux stands pour prévenir une crevaison sur sa monoplace (d'autres pilotes ayant aussi crevés avant). Cet instant de la course scellera finalement le sort du français qui remporte son 2ème titre d'affilée avec MCLAREN.

(Le beau papa de Max a expérimenté de nombreuses fois une lutte à 3 au dernier GP)
Le final de 1983 à Kyalami en Afrique du Sud peut encore sacrer 3 pilotes avec Nelson PIQUET pour BRABHAM, Alain PROST pour RENAULT et René ARNOUX pour FERRARI. Les abandons successifs de ARNOUX puis PROST scelleront le sort de ce championnat. PIQUET ne gagne pas la course mais sa 3ème place sur le podium suffit à doubler PROST (leader avant la course) au classement. C'est la 2ème fois après 1981 que le brésilien est sacré à l'ultime course face à 3 pilotes.

(Piquet remporte avec Brabham son 1er titre en 1981 face à 2 autres pilotes)
En 1981, tout se joue à Las Vegas pour l'ultime course. Alors leader du classement, Carlos REUTEMANN pour WILLIAMS est trahi par sa boîte de vitesse et doit se contenter d'une 8ème place, hors des points. De son côté, le 3ème larron Jacques LAFFITE ne marque pas de points non plus pour LIGIER. Il aurait de toute façon fallu un vrai miracle pour qu'il soit titré. C'est donc Nelson PIQUET seulement 5ème de la course, mais suffisant pour combler les 2 points d'écarts avec REUTEMANN, qui remporte son 1er titre de champion au terme d'une course où il était malade en plus.

(Fittipaldi embrasse son 2ème titre de champion de F1 en 1974)
Watkins Glen en 1974 a aussi été le théatre d'une lutte à 3 à l'ultime GP de la saison. En vrai, le sud africain Jody SCHECKTER sur sa TYRRELL avait besoin d'un miracle, qui n'a pas eu lieu. Quant au suisse Clay REGAZZONI, qui lui avait une bonne chance, il a été trahi par le rythme insuffisant de sa FERRARI qui le fera terminer la course à 4 tours du vainqueur. Si Emerson FITTIPALI ne termine lui que 4ème avec sa MCLAREN, cela lui suffit à remporter sa 2ème couronne mondial.

(Mike Hawthorn sacré sur sa Ferrari au GP du Maroc 1958)
En 1958, 3 anglais luttent pour le titre à l'ultime GP, Mike HAWTHORN pour FERRARI (leader du classement) suivi de Stirling MOSS et Tony BROOKS pour VANWALL. En vrai, BROOKS n'avait pas une réelle chance, mais à l'époque on ne comptait pas pareil (on ne comptait pas tous les GP). Par contre, la condition pour que MOSS soit champion était simple : gagner la course (ce qu'il fait avec brio) et que HAWTHORN ne finisse pas mieux que 3ème... sauf qu'il termine 2ème et est sacré. La légende veut que ce titre s'est joué quelques GP plus tôt, au Portugal, alors que HAWTHORN avait été DSQ pour avoir démarré sa monoplace en sens inverse sur le circuit. MOSS avait alors défendu la cause de HAWTHORN qui récupère ses points. Le fair-play de MOSS n'est donc pas qu'une légende.

(En 1956, Fangio gagne le 4ème de ses 5 titres... grâce à son coéquipier)
Le final de 1956 se joue à Monza entre 3 pilotes, le champion en titre et leader du classement Juan Manuel FANGIO, son coéquipier chez FERRARI Peter COLLINS et le français Jean BEHRA sur MASERATI. Les 2 rivaux de l'argentin avaient besoin d'un "miracle" pour être titrés. BEHRA est rapidement écarté du jeu suite à un abandon (il était largué en course de toute façon). Pour COLLINS, le "miracle" a eu lieu, puisque FANGIO casse. Sauf qu'il s'arrêtera aux stands pour... donner sa voiture à son coéquipier (une autre époque
). Ce geste de fair-play total (encore plus qu'en 1958) est sûrement le plus mémorable en F1 pour un final de saison.
Réservez votre samedi et dimanche après-midi, c'est la finale !!!

Est-ce que vous saviez que 3 pilotes à la lutte pour le titre à la toute dernière course de la saison, c'était déjà arrivé plusieurs fois ? Et ce n'est pas toujours le pilote en tête du classement qui a été sacré.
(En vrai, 2010 c'est même 4 pilotes en lice, car mathématiquement Lewis avait une infime chance)
L'exemple le plus récent est bien sûr la saison 2010 à Abu Dhabi avec Fernando ALONSO en tête du classement pour FERRARI, devant Mark WEBBER chez RED BULL et son coéquipier Sebastian VETTEL. Tout était réuni pour le sacre de l'espagnol en rouge... sauf qu'il a buté sur la RENAULT de Vitaly PETROV toute la course (pas encore de DRS à l'époque) et a vu ses rêves de 3ème sacre s'envoler au profit d'un jeune allemand qui a lui même déjoué les pronostics au sein de sa propre équipe face à WEBBER. Victorieux de la course, Seb remporte là son 1er titre en F1. Un scénario de bonne augure pour Max VERSTAPPEN ? Peut-être, sauf que lui n'est plus un jeunot non titré.
(2007, ou comment McLaren s'est sabordé - déjà - à l'époque pour le titre)
La saison 2007 est marquée par une lutte FERRARI vs MCLAREN sur et en dehors de la piste, de même qu'en interne à Woking entre les 2 pilotes. En abordant la dernière course au Brésil en 3ème position, comme VETTEL en 2010, et ce derrière les 2 pilotes MCLAREN qui étaient Fernando ALONSO et Lewis HAMILTON, Kimi RAIKKONEN lui aussi a été décrocher la victoire à Interlagos et le titre mondial à la toute fin de la saison. C'est d'ailleurs le dernier en date pour FERRARI et on risque d'attendre encore longtemps pour un nouveau...
(Les 4 meilleurs pilotes de 1986, même si Senna n'était plus en lice pour le titre à la toute fin)
Adélaïde 1986 en Australie est sûrement le final le plus fou d'une lutte à 3. À moins de 20 tours de l'arrivée, Alain PROST allait perdre son titre, sauf que Nigel MANSELL (leader et favori du championnat) crève et, suite à ça, WILLIAMS rappelle son coéquipier Nelson PIQUET (alors virtuellement champion) aux stands pour prévenir une crevaison sur sa monoplace (d'autres pilotes ayant aussi crevés avant). Cet instant de la course scellera finalement le sort du français qui remporte son 2ème titre d'affilée avec MCLAREN.
(Le beau papa de Max a expérimenté de nombreuses fois une lutte à 3 au dernier GP)
Le final de 1983 à Kyalami en Afrique du Sud peut encore sacrer 3 pilotes avec Nelson PIQUET pour BRABHAM, Alain PROST pour RENAULT et René ARNOUX pour FERRARI. Les abandons successifs de ARNOUX puis PROST scelleront le sort de ce championnat. PIQUET ne gagne pas la course mais sa 3ème place sur le podium suffit à doubler PROST (leader avant la course) au classement. C'est la 2ème fois après 1981 que le brésilien est sacré à l'ultime course face à 3 pilotes.
(Piquet remporte avec Brabham son 1er titre en 1981 face à 2 autres pilotes)
En 1981, tout se joue à Las Vegas pour l'ultime course. Alors leader du classement, Carlos REUTEMANN pour WILLIAMS est trahi par sa boîte de vitesse et doit se contenter d'une 8ème place, hors des points. De son côté, le 3ème larron Jacques LAFFITE ne marque pas de points non plus pour LIGIER. Il aurait de toute façon fallu un vrai miracle pour qu'il soit titré. C'est donc Nelson PIQUET seulement 5ème de la course, mais suffisant pour combler les 2 points d'écarts avec REUTEMANN, qui remporte son 1er titre de champion au terme d'une course où il était malade en plus.
(Fittipaldi embrasse son 2ème titre de champion de F1 en 1974)
Watkins Glen en 1974 a aussi été le théatre d'une lutte à 3 à l'ultime GP de la saison. En vrai, le sud africain Jody SCHECKTER sur sa TYRRELL avait besoin d'un miracle, qui n'a pas eu lieu. Quant au suisse Clay REGAZZONI, qui lui avait une bonne chance, il a été trahi par le rythme insuffisant de sa FERRARI qui le fera terminer la course à 4 tours du vainqueur. Si Emerson FITTIPALI ne termine lui que 4ème avec sa MCLAREN, cela lui suffit à remporter sa 2ème couronne mondial.
(Mike Hawthorn sacré sur sa Ferrari au GP du Maroc 1958)
En 1958, 3 anglais luttent pour le titre à l'ultime GP, Mike HAWTHORN pour FERRARI (leader du classement) suivi de Stirling MOSS et Tony BROOKS pour VANWALL. En vrai, BROOKS n'avait pas une réelle chance, mais à l'époque on ne comptait pas pareil (on ne comptait pas tous les GP). Par contre, la condition pour que MOSS soit champion était simple : gagner la course (ce qu'il fait avec brio) et que HAWTHORN ne finisse pas mieux que 3ème... sauf qu'il termine 2ème et est sacré. La légende veut que ce titre s'est joué quelques GP plus tôt, au Portugal, alors que HAWTHORN avait été DSQ pour avoir démarré sa monoplace en sens inverse sur le circuit. MOSS avait alors défendu la cause de HAWTHORN qui récupère ses points. Le fair-play de MOSS n'est donc pas qu'une légende.
(En 1956, Fangio gagne le 4ème de ses 5 titres... grâce à son coéquipier)
Le final de 1956 se joue à Monza entre 3 pilotes, le champion en titre et leader du classement Juan Manuel FANGIO, son coéquipier chez FERRARI Peter COLLINS et le français Jean BEHRA sur MASERATI. Les 2 rivaux de l'argentin avaient besoin d'un "miracle" pour être titrés. BEHRA est rapidement écarté du jeu suite à un abandon (il était largué en course de toute façon). Pour COLLINS, le "miracle" a eu lieu, puisque FANGIO casse. Sauf qu'il s'arrêtera aux stands pour... donner sa voiture à son coéquipier (une autre époque
Réservez votre samedi et dimanche après-midi, c'est la finale !!!
mais pas cette fois 




